Thématique 4


Le leadership

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Je devrai changer de milieu de travail pour enfin obtenir une promotion. #parcequejesuisunefemme

Je me cognerai trop souvent au plafond de verre. #parcequejesuisunefemme

Je suis sous-représentée dans les postes de direction, même dans certains secteurs majoritairement féminins. #parcequejesuisunefemme

Le partage inégal des tâches domestiques m’a contrainte à refuser une promotion. #parcequejesuisunefemme


Un nombre insuffisant de gestionnaires féminines

Il est de plus en plus admis que la mixité dans la gestion des organisations permet d’augmenter leur valeur et d’accroître le retour sur investissement pour notre société. Pourtant, il s’agit encore d’un enjeu criant au Québec.

Des initiatives telles que la page Facebook « Décider entre hommes » sont graduellement apparues afin de dénoncer cette surreprésentation injustifiée des hommes dans les espaces de décisions et de leadership.

En 2009, les femmes ne représentaient en effet qu’un maigre 37,0 % des gestionnaires et moins de 10 % des cadres de haute direction. Les statistiques sont plus encourageantes au sein de la fonction publique québécoise qui compte environ 30 % de femmes dans sa haute direction. En plus d’être sous-représentées dans les hautes directions, plusieurs secteurs se montrent toujours fermés à la représentation féminine dans les conseils d’administration (C. A.). En 2013, les femmes occupaient seulement 15,9 % des sièges des C. A. des sociétés canadiennes. Au Québec, le taux était légèrement supérieur, avec 19,8 %.

Plusieurs facteurs à l’origine du manque de mixité

Une étude de la Chaire Claire-Bonenfant de l’Université Laval intitulée « Où sont les femmes dans la direction des organisations » cible les principaux facteurs qui nuisent à l’ascension des femmes vers les postes supérieurs.

Parmi ces obstacles, on note la multitude de charges et de responsabilités et la conciliation travail-famille. Toujours selon cette étude, « dans leur souci de maintenir une vie équilibrée, certaines gestionnaires ont indiqué qu’elles avaient considéré les postes de l’échelon supérieur comme surhumains et inaccessibles en raison des longues heures de travail requises, des multiples demandes de présentation, des nombreux déplacements et de la gestion de grandes équipes. » Il est difficile pour ces femmes d’envisager la conciliation de ces tâches avec leurs responsabilités familiales et leurs autres responsabilités. Les gestionnaires masculins, quant à eux, peuvent compter sur le partage des tâches avec une conjointe fortement impliquée.

En 2010, les femmes consacraient ainsi en moyenne 50,1 heures par semaine aux soins non rémunérés d’un enfant dans le ménage contre seulement 24,4 heures pour les hommes.

Selon la Chaire Claire-Bonenfant, les difficultés liées à la crédibilité des femmes et les cultures organisationnelles encore très masculines nuisent elles-aussi à leur obtention de postes de haute direction. Les femmes considèrent qu’elles doivent mettre les bouchées double pour prouver leurs compétences, et ce, tout au long de leur carrière. Dans certains cas, les femmes doivent même négocier pour obtenir les conditions habituellement attachées à leur nouveau poste !



Conseil du statut de la femme

Portrait des Québécoises en 8 temps

Ce document dresse un portrait des femmes québécoises en 2016 et s’intéresse entre autres à la question du pouvoir. «En 2013, les femmes occupent 19,8% des sièges dans les conseils d’administration des plus grandes sociétés québécoisesvii, 47. Ce taux place le Québec au troisième rang des provinces canadiennes, derrière la Nouvelle-Écosse (25,7%) et la Saskatchewan (23,2%). Dans l’ensemble, les femmes représentent 15,9% des membres des conseils d’administration des 500 plus grandes sociétés canadiennes.» - pages 30 à 32

Les femmes dans les conseils d’administrations des entreprises québécoises

Ce rapport documente la situation des femmes dans les CA des entreprises québécoises. On constate que ces derniers sont encore très loin de la parité. «Plusieurs facteurs expliquent la faible présence des femmes dans les postes de pouvoir. Des phénomènes structurels, comme les préjugés, le traditionnel réseautage au sein du boys club, ce cercle fermé des vieux copains, et la difficile articulation du travail et de la famille, freinent l’accès des femmes aux C. A. des organisations. »

Ministère de la Condition féminine du Canada

Les femmes aux conseils d'administration : un avantage concurrentiel

Les femmes canadiennes « occupent seulement 14,5 % des sièges aux conseils d'administration des entreprises du Financial Post 500 (FP500). Si on exclut les sociétés d'État, seulement 10 % des membres des conseils d'administration sont des femmes et près de 40 % des entreprises FP500 et près de la moitié des sociétés cotées en bourse ne comptent aucune femme à leur conseil d'administration.» Cela plaçait le Canada au 9e rang parmi les principaux pays industrialisés en 2011 concernant la représentation des femmes dans les CA.

Radio-Canada

«La présence des femmes au sein des C. A. varie selon l'industrie», 2015

«Les secteurs des services et du détail détenaient le plus grand nombre de femmes dans leur conseil : 57 % des compagnies de services et 43 % des détaillants avaient au moins deux femmes cadres. À l'opposé, 60 % des sociétés cotées en bourse à Toronto dans les secteurs minier, pétrolier et gazier, et technologique rapportaient n'avoir aucune femme dans leurs conseils d'administration, et aucune occupant des postes de direction.»

Conference Board du Canada

Arguments économiques pour la présence de femmes aux conseils d’administration

«Il n’y a pas de pénurie de candidates prêtes à devenir administratrices au Canada. Dans tout le pays, d’innombrables femmes possèdent déjà des compétences et une expérience d’une grande utilité pour les conseils d’administration d’entreprises. » Le Conference Board du Canada propose ainsi des stratégies pour accroître la représentation des femmes dans les postes de direction et les CA des entreprises canadiennes.

Êtes-vous pour ou contre l’imposition de quotas de mixité au sein des hautes directions et des conseils d’administration des entreprises québécoises et canadiennes ?

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